Professeurs de Yoga

Christian

Iyengar/Hatha/Méditation

Patrick

Iyengar/Méditation/Hormone Yoga

Ingrid

Anusara/Vinyasa/Nidra

Stéphanie

Vinyasa/Hatha/Sophrologie

Invités - Guests

Emilie

Yoga Prénatal et Postnatal

Olivier

Méditation

Philippe

Qi Gong

Crédit Photos: Arnaud Valz Blin pour le Studio UrbYoga

Christian

En harmonie avec l’essence du Yoga, Christian enseigne depuis plus de 20 ans une philosophie inspirée de l’Hatha, une technique basée sur l’alignement d’Iyengar, ainsi qu’une éthique basée sur le respect de soit et des autres. Pédagogue soucieux des vrais fondamentaux du Yoga, Christian transmet une philosophie d’état d’être.

Patrick

Ma seconde naissance date de 1993, je quitte le cocon pour la grande liberté et ma première rencontre avec mes vies passées.
Un pèlerinage à 4700m d'altitude au Nord de Katmandu dans le Langtang, 300 à 400 chamanes, des milliers de pèlerins, le lac sacré de Gosaikunda où le dieu Civa sommeillerait, une fête sacrée et un article de presse avec mon ami photographe Arnaud Prudhomme, journaliste engagé et fervent défenseur des droits de l'homme.
De 1993 à 1995, je franchis mes limites. Je m'acclimate à ma propre grandeur, à l'altitude que je m'autorise en cheminant autour de l'Annapurna.
J'enchaîne avec la région du Sagarmatha, "Solukhumbu", région de l’Everest. Après une semaine de jungle où les sangsues se brûlent dans une chaleur subtropicale, arrivent alors les glaciers vrombissants qui font la taille d'un quartier de Paris.
Je marche avec un vieil homme jusqu'au base camp de l’Everest et je gravis mon premier 5500 m "Chukung Ri Pic".
Grisé par ma propre force, germe en moi, l'idée folle, d'aller dans le "Bayoul", pays caché du Dolpo ou "Guru Padmashambava" aurait poursuivi une démone pour la tuer.
Ouvert depuis seulement deux ans, à cette époque, c'est une zone sauvage de haute altitude sans possibilité de secours aucune ou les « Dolpopas" nomades d'origine tibetaine vivent depuis des millénaires sans le "blanc".
Je monte en une semaine une expédition avec Tika, mon guide, Karna, un porteur gurung sec et carnassier et enfin Baini, petit soeur, 13 ans à qui j'évite la prostitution pour l'équivalent d'un salaire "de la peur" d'un an pour se joindre à nous comme cuisinière.
Je loue un petit fokker, bimoteur avec son pilote canadien, atterrissage à Jumla et début d'une aventure extrême : Un mois de marche, 250 km, altitude basse 5000, traversées de rivières en cordées, 3 pics (5600, 5800, 5900) et une fin de voyage avec pour seule nourriture de la "tsampa" et du fromage séché… « Qu'es-tu venu retrouver ici? Tu es venu avec l'oiseau de fer ? »…
À mon retour à Katmandu, je rencontre Eric Valli, un des premiers a avoir foulé la terre du Dolpo, « Hymalaya : l'enfance d'un chef », respects mutuels.
En 1997, la route mythique de Katmandu à Lhassa, dernière étape avant l’Inde.


En 2001, l’Inde et une belle rencontre, lors d'un pèlerinage de 14 jours, avec S.N.Goenka mon enseignant de méditation Vipassana sur les lieux de vie du Bouddha : partage d'un repas dans le silence de Sarnath et début d'une vie commune et professionnelle avec ma compagne.
En février 2002, nous créons à Paris " L'Or et le Sel », une galerie où sont rassemblés des coups de cœurs chinés durant plusieurs semaines de voyage et environ 4000 km, de Bombay à Katmandu. Des achats avec plus de 39 fournisseurs, 5 points d'export et des journées de 10 heures à chercher, négocier, exporter de l'art, des antiquités, dès curiosités, de l'histoire, du sens.
En 2004 et durant trois ans, je suis les 7 niveaux d'enseignement tantriques de la "School of Awakening", afin de comprendre et ressentir plus spirituellement l'Union Sacrée.
En parallèle, le Yoga se mêle et s’entremêle étroitement à cette Histoire dès mes 23 ans au Népal puis à Paris au centre de Yoga Iyengar.
J'ai suivi l'enseignement selon Sri B.K.S IYENGAR durant 25 ans et participé à des formations d'enseignant de Yoga.
Je pratique la méditation VIPASSANA depuis 21 ans en méditant ou en tant que servant du "Dhamma".
Décembre 2017, Ingrid me tend les clefs de son centre avec la spontanéité du coeur qui l’habite, "Viens pratiquer avec nous ! »
et m’ouvre une nouvelle porte sur mon chemin Spirituel...


Ma connaissance du corps et de l'esprit me permettent de vous guider progressivement dans la pratique afin de "libérer" le corps et d'apaiser le mental.
Le leitmotiv d'un de mes enseignants:
"Essayer, c'est maîtriser »!

Ingrid

Mon yoga
Je suis avant tout attachée au yoga par des aspects profondément éthiques. Le bonheur que j’ai à enseigner plonge profondément dans le ressenti des élèves, plus que dans la technique, même si elle reste un important point de départ. C’est pourquoi je m’attache particulièrement aux formes les plus spirituelles du yoga, notamment le yoga Nidra – yoga du sommeil. Sa pratique requiert un apprentissage exigeant, long, mais dont le bienfait touche aux points clés de la personnalité. Ces dernières années, j’ai particulièrement aimé croiser mes connaissances sur le yoga avec les recherches faites en neurologie. Je me suis associée à une équipe scientifique qui voulait explorer et éclairer ses incidences en découvrant les mécanismes cérébraux qu’il met en œuvre, les zones du cerveau qu’il active par étapes. Cela permettra sans doute à l’avenir de mieux expliquer le bénéfice tangible que l’on peut tirer du yoga. Cela élargira aussi le public des pratiquants en gommant les réticences de ceux qui n’y verraient encore qu’un vague exercice d’assouplissement trempé de mysticisme flou…
En tant qu’enseignante et chercheuse, j’aime fédérer des personnalités qui créent des synergies et partagent des savoirs, et dont l’envie d’enseigner outrepasse largement l’aspect routinier ou mercantile. Il faut dire que la mode du yoga peut parfois offrir de tristes exemples qui tendent à le réduire à une sorte de discipline sportive…
Ma pratique part d’une volonté de faire coupure avec les situations délétères qui peuvent être vécues au fil de la vie. Le yoga est venu poser dans ma propre vie les mots d’une profonde bienfaisance, il est un chemin dont j’avais trouvé les premières sentes instinctivement, dans des réflexes de défense dont l’enfant que j’étais avait eu besoin face à un contexte familial difficile. Mais mon long apprentissage, remonté aux sources, m’a appris qu’il conduisait au-delà des réparations, vers une forme d’extrême simplification. Le yoga est capable de mettre notre conscience en résonnance avec le monde, pour rétablir certains vecteurs du bonheur intriqués dans les formes les plus essentielles de la vie.
Ceci dit, je crois sincèrement qu’il y a des choses à apprendre, que les générations qui ont longuement élaboré les différentes formes de yoga, qui ont construit ses ramifications en explorant ses possibilités tangibles, ont des savoirs à nous transmettre par-delà les siècles, pour mieux habiter l’espace de vie qui nous est donné.

Mon parcours vers le yoga
Après avoir quitté un milieu familial marseillais haut en couleur, et bien trempé de frasques dangereuses qui m’ont appris à m’endurcir et à lutter, j’ai poursuivi la soif de savoirs qui avait participé à m’extraire. Mon cursus m’a conduite vers un DESS de géographie urbaine, puis m’a fait plus tard entamer à Shanghai un DEA en droit de l’urbanisme. J’ai parallèlement plongé dans la littérature qui est en amont du yoga, les vedas, les sutra Patanjali, le Mahabharata, le Ramayana…
Ma première rencontre concrète avec un yogi, à Marseille, ne m’a pourtant pas satisfaite, car elle ne m’a pas apporté autant que ce que laissaient augurer mes lectures, notamment au plan spirituel, qui semblait être la clé de l’accès à un autre niveau.
C’est pour cela que je me suis rendue à Shanghai, pour suivre l’enseignement de yoga Iyengar. Je crois pouvoir dire que je me suis parfaitement fondue à la vie chinoise, la langue, la culture, les modes de vie, et que j’en garde aujourd’hui de grands enrichissements puisqu’une partie de ma vie se fait toujours là-bas.
Au-delà d’une plus grande spiritualité, j’ai appris une véritable rigueur, et j’ai pu éprouver l’intérêt d’une progression dans la pratique, accompagnée de profondes méditations spirituelles associées à la méthode pranayama.
Pour continuer mes investigations, je me suis ensuite intéressée à l’Anusara, excroissance de l’Iyengar développé par John Friend. Il y avait un centre important à Cincinnati, le centre Shine, et j’ai laissé ma vie chinoise pour plonger un temps dans une vie américaine. J’ai eu comme professeurs Wendy Anderson, Sienna Shermann, Amy Ippoliti…
Ma progression s’est poursuivie vers la découverte du yoga Nidra, notamment avec Rod Stryker.
C’est à ce stade que j’ai acquis suffisamment de gammes pour commencer à composer avec les outils du yoga, et à pouvoir moduler ma pratique en fonction des élèves, comme s’il fallait pour chacun écrire une partition, de même qu’il faut certainement apprendre une partition pour soi-même. Cet apprentissage intensif et polymorphe m’a conduit à rejeter les méthodes standardisées, qui font ressembler les postures, les asanas, à des performances.

Mon parcours de yogi
J’ai commencé à enseigner le yoga aux Etats-Unis, puis, mon parcours de formation franchissant un cap, je suis rentrée en France. J’ai rencontré Mathieu, un des trois maîtres du Nidra dans l’hexagone, mais aussi grand connaisseur de tous les yogas, notamment du kurma yoga. Il m’a aidée à parfaire ma pratique du Nidra, et à en approfondir le sens. Sa vraie connaissance du sanskrit lui permet de catégoriser et situer, de façon critique, le yoga dans le grand appareil des langages sacrés et des pratiques orientales. Je suis également allée à Londres rencontrer Uma et Nirlipta, parce qu’ils étaient les premiers à essayer de faire une synthèse des courants du yoga Nidra, et qu’ils mettaient à disposition leurs recherches pour nourrir les enseignants.
Le Nidra est implicitement tendu vers une mise en relation apaisée avec le monde et avec soi. C’est ainsi qu’une boucle s’est faite entre mes premiers réflexes d’enfant qui réparaient la terreur et mon parcours dans le yoga, pour évoluer vers une pratique détachée et ouverte, capable de me restituer un sens apaisé et harmonieux du néant, une extrême réceptivité de l’instant. Le yoga Nidra implique un grand confiteor, que l’on s’en remette les « yeux fermés », littéralement, à un maître. Il met en jeu tellement de fragilité, de conscience, et de finesse, qu’il exige des maîtres pleinement conscients de leur engagement, capables d’accompagner une élévation spirituelle.
Parallèlement, mes collaborations avec les chercheurs en milieu hospitalier ont abouti à me faire travailler avec eux pour faire du yoga thérapie. J’aime cet exercice qui me met face à des exigences de mieux être et me place devant l’épreuve des résultats concrets et visibles ! Et puisque cette activité s’accroît, j’y trouve une confirmation tangible de l’utilité et de la pertinence de mes recherches.
Je me félicite également d’une collaboration nouvelle avec Patrick, avec qui j’essaie de mettre en place un échange ouvert, qui mélange ses compétences de yogi, de shivaïste, sa maîtrise des pratiques tantriques. Nous construisons ensemble une somme théorique et pratique que nous mettons à l’épreuve des thérapies, et qui devra donner lieu à des publications futures, car nous avons un grand souci commun de transmission, de découverte, et parce que ce qui nous comble, c’est vraiment d’aider, de réconforter, d’ouvrir des pistes nouvelles de bonheur.

Ma visée d’enseignante
Je me suis attachée à suivre un parcours d’exploration réelle du yoga, sans concessions, en pratiquant une vraie immersion au plus près des sources.
J’aimerais que les pratiquants que j’accompagne puissent accéder au sentiment que « tout coule », comme le pensaient les premiers philosophes grecs, et se resituer dans un rapport élémentaire à soi et au monde, dépouillé, apaisé et apaisant, profondément bienfaisant.
Je pousse ainsi d’abord systématiquement mes élèves à se faire violence pour bousculer leur quotidien, se débarrasser de ses scories, aller de l’avant sans peur.
Je pratique le yoga avec des gens qui viennent me voir parfois avec des problèmes à résoudre, parfois avec le seul besoin, souvent mal exprimé, de recouvrer une unité de conscience. Ceci dit, je perçois nettement qu’il y a autre chose qui est relié au sacré dans le Yoga Nidra, invisible mais perceptible à travers la respiration et les énergies que les élèves vont générer pendant la pratique, qu'ils vont rapporter dans leur vie quotidienne.

Mon travail sur le yoga
Je suis très attachée à travailler avec des yogis toujours conscients de ce qu’ils mettent en jeu. Ils doivent absolument dominer leur sujet, mais avec humilité et prudence, surtout avoir une éthique par rapport à leurs élèves.
Je peux dire qu’en tant que femme et que yogi, je suis apaisée, et j’ai appris en créant des contextes de travail qui fédèrent les êtres, que ce qui me motive profondément aujourd’hui, c’est de créer des unions, comme l’indique la racine du yoga.
J’aime réduire la fracture que sous-tend la conscience face au monde. Je crois en la vertu bienfaisante profonde du yoga, dont j’observe tous les jours la confirmation tangible et heureuse chez mes élèves.
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Stéphanie

Stéphanie enseigne le Vinyasa.

Emilie

Un profond besoin de partage d’une pratique extraordinaire lui a fait enseigner le yoga dès 2009, après s’être formée en Hatha yoga avec un maitre indien à Hong Kong puis une seconde formation en Ashtanga vinyasa avec Paul Dallaghan. Émilie s'est spécialisée en yoga pour enfants et en yoga prénatal, notamment avec le Dr de Gasquet.
En yoga prénatal, Émilie mets en lumière le profond attachement mental et émotionnel entre la mère et l’enfant en travaillant les outils de la respiration, de la relaxation par la visualisation et de la voix. Le postural est aussi essentiel afin de maintenir force musculaire, fluidité énergétique et bienfaits physiologiques.

Olivier

Médecin et hypnothérapeute, Olivier ABOSSOLO pratique la méditation depuis plus de 15 ans. Il est aussi conférencier et formateur autour du thème de « La Santé par l’Harmonie ». Ses nombreux voyages en Inde et en Asie lui ont permis d’acquérir une connaissance multidimensionnelle de la méditation, alliant bien-être du corps et ouverture spirituelle.

Philippe

Depuis 1997, Philippe pratique le tai-chi-chuan, forme Yang les 108 mouvement, avec Denis Felus disciple de Maitre Chu et Corinne Mendes diplôme Diplômée Professeur d’Arts Énergétiques et Martiaux Chinois.
Tout en pratiquant le Tai-chi-chuan depuis 2014, Philippe travaille avec Maitre Liu Deming sur la pratique du Ziran Qi Gong. De cette nouvelle approche du Qi Gong de Maitre liu Deming en plus de la conscience corporelle par les appuis, les axes et alignements, il a pu affiner une meilleur prise de conscience interne et énergétique.
En avril 2017, un changement professionnel l’a dirigé tout naturellement vers la possibilité de donner plus de temps pour partager ses connaissances actuelles et à venir avec les pratiquants actuels et futurs. De cette nouvelle dynamique et en plus du bonheur de pratiquer cette discipline, il a intensifié la joie d’enseigner. Enseigner est devenu une nécessité. Le plaisir de transmettre à chacun les bienfaits que peut procurer le Qi Gong. Le plaisir d’apporter à chacun et chacune ce qu’il souhaite trouver (détente et autres) mais aussi les amener à découvrir une lecture nouvelle de leur personne ; ce que le Qi Gong peut apporter dans le travail de trois éléments importants tel que la régulation de l’esprit par la mise en conscience des mouvements, une respiration diaphragmatique profonde et la régulation du corps en ajustant les postures pour être en mouvement sans constriction . De là, leur faire découvrir cette harmonie interne si profonde dans la philosophie Taoïste.
L’enseignement demande aussi la remise en questions de ses propres compétences. Aussi il faut savoir redevenir élève avec ses tuteurs et pratiquer des stages particulièrement profonds avec Maitre Liu Deming. Cela est important dans le cursus de son propre développement.
Philippe est convaincu qu’il ne faut pas chercher un aboutissement mais une évolution constante dans la découverte des bienfaits de la discipline. Bien sûr il faut continuer à comprendre, à découvrir, à se perfectionner, de manière à pouvoir parfaire cette transmission.